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STRATÉGIE POUR LA RÉVOLUTION

samedi 1er avril 2017 (Date de rédaction antérieure : 19 octobre 2010).

D’un côté les casseurs, de l’autre ceux qui ne cassent rien ! Le 14 juillet 1789, c’est une émeute qui a réussi. Voici comment faire la révolution aujourd’hui.

16 septembre 2007

STRATÉGIE POUR LA RÉVOLUTION

http://mai68.org/ag/1208.htm
http://cronstadt.org/ag/1208.htm
http://kalachnikov.org/ag/1208.htm

 Bonjour à toutes et à tous,

 Puisque depuis quelques semaines l’on nous bassine sans cesse avec les guéguerres entre bandes de "voyous", je republie le Post-scriptum de mon texte sur la violence révolutionnaire que vous pouvez lire au complet ici :

 http://mai68.org/journal/N55/16juin2001.htm

 Veuillez prendre ce texte comme étant un appel à constituer le plus rapidement possible l’union des bandes de "voyous".

 Encore une précision : ce texte a été publié pour la première la première fois sur mon site le 16 juin 2001

 Bien à vous,
 do
 http://mai68.org

POSTS-SCRIPTUM :

 1°) Certains font à juste titre la remarque : « Ce que tu proposes mène le prolétariat tout droit vers un conflit avec l’État. En cas de conflit, celui qui aura les meilleures armes et la meilleur organisation a toute les chances de son côté ! »

 J’ai répondu à cette remarque en AG avec un texte intitulé « OSER PENSER, OSER PARLER, OSER SE BATTRE, OSER VAINCRE ! les meilleures armes et la meilleure organisation, c’est nous, le prolétariat, qui les aurons ! »

 C’est l’intervention N°  78 (cliquable). (c’était lors d’un débat sur Cellatex)

 2°) Comment sera constituée la future armée révolutionnaire ?

 L’union des bandes de quartiers (de banlieues, si vous préférez) dans une même coordination (cliquable) formera la nouvelle armée révolutionnaire. L’union devra se faire aussi avec cette sorte d’émeutiers qu’on trouve à Seattle, Nice, Göteborg etc.

 Bien sûr, l’État fait tout pour manipuler les "bandes de voyous" qui viennent des "quartiers" pour piller les centres-villes lors de certaines manifs. l’État pratique là aussi la division pour mieux régner. Il se débrouille par diverses provocations, par diverses manipulations, pour qu’au lieu d’être unies contre le pouvoir, ces diverses bandes se battent les unes contre les autres. Cette technique d’anihilation de notre armée naturelle vient des USA où elle a particulièrement bien été appliquée dans toute son efficacité. Cependant, pendant les émeutes de Los Angeles, en 1992, les diverses bandes (notamment les Bloods et les Creeps) avaient su faire une grande alliance. L’armée des USA dut venir pendant trois jours pour parvenir à les maîtriser…

 Cette technique, diviser pour mieux régner, a été utilisée récemment à Alger où les services secrets ont, paraît-il, réussi à manipuler une bande de banlieue pour la faire se battre contre la manif sous le prétexte raciste que les manifestants étaient tous Kabyles, ce qui était pourtant loin d’être vrai !

 Il me paraît par conséquent urgent de constituer cette union des bandes, même s’il n’y a pas à proprement parler de bandes de quartiers. Pour ça, il faut discuter avec ces "jeunes voyous" dont parlait Leo Ferré dans "il n’y a plus rien". Et les inciter à discuter entre eux et entre bandes par l’intermédiaire de délégués élus et mandatés, bref, il faut les inciter à monter une coordination des bandes !

 Il faut expliquer les intérêts communs, les manipulations de la police et de la télé visant à empêcher l’union des bandes etc.

 Une fois réalisée cette union des bandes, la police secrète et les journalistes ne pourront plus manipuler les diverses bandes pour qu’elles se battent entre elles au lieu de se battre contre leur véritable ennemi, leur ennemi commun : le pouvoir !

 Notre armée naturelle, c’est l’union des bandes.

 3°) Quelle sera la stratégie de notre guerre ?

 Le pouvoir habite dans les centres-villes. Les pauvres habitent dans les banlieues, qui sont autour des villes. L’union des bandes de banlieues aura donc toute facilité pour assiéger les villes ou les centres-villes. C’est là notre stratégie naturelle ! Ce qui n’empêchera pas toutes les formes tactiques d’improvisation, notamment aider les piquets de grève ou attaquer tous ensemble et directement un lieu du centre ville où se réunissent les maîtres du monde ou leurs valets politiciens !

 4°) A qui obéira l’union des bandes, l’armée révolutionnaire ?

 Elle sera totalement autonome et se gèrera elle-même comme une coordination. En réalité, très vite, la coordination des grévistes et l’union des bandes s’uniront dans une seule et même coordination (cliquable) afin de supprimer toutes ces frontières artificielles. De sorte qu’il deviendra impossible de différencier un(e) guérillero(a) d’un(e) gréviste !

 5°) Quelle sera la différence entre l’armée révolutionnaire et un groupe terroriste ?

 J’ai déjà, sans le dire, plus ou moins répondu à cette question dans ma lettre ouverte (cliquable) aux membres de base d’Armata Corsa. Ceux qui veulent avoir une bonne intuition de la différence entre notre future armée révolutionnaire et un groupe terroriste sont invités à étudier cette lettre ouverte !

 Cependant, comme le sujet est d’importance, je vais essayer d’apporter ici quelques précisions.

 Pour cela, comme l’armée révolutionnaire ne sera pas une armée régulière mais une armée de guérillera(o)s, je vais commencer par citer le "grand maître" de la guérilla, c’est-à-dire che guevara :

 « Le guérillero doit être au sein du peuple comme un poisson dans l’eau ! »

 En fait, tout le secret de la guérilla, des villes ou des champs, ainsi que le secret de la différence entre armée révolutionnaire et groupe terroriste tient dans cette seule et unique phrase.

 Mais je sens bien qu’il me faut développer un peu plus.

 Il est essentiel de comprendre que c’est quand la police et les journalistes réussissent à faire en sorte que la population utilise la dénomination de "groupe terroriste", pour parler de ce qui voudrait être une guérilla aimée et protégée par la population, que cette "guérilla" est effectivement un groupe terroriste ! Car alors, au lieu d’en accueillir et protéger les membres, la population en aura peur et la dénoncera ! Alors que le guérillero doit être au sein du peuple comme un poisson dans l’eau !

 Par contre, quand la police et les journalistes essaient de faire passer une guérilla pour un groupe de terroristes, mais que la population répond en disant que : « Le terroriste est un guérillero qui n’a pas encore vaincu ! », alors, la guérilla est vraiment une guérilla et pas un groupe terroriste.

 Cela peut sembler subtil aux intellectuels, mais en pratique, c’est tout simple. Les médias essaient toujours de coller le concept (cliquable) de "terroriste" sur le guérillero. Si elle y parvient, alors le pouvoir a momentanément vaincu le guérillero ! Et il ne reste plus à celui-ci qu’à cesser momentanément ses activités pour réfléchir à la situation, comprendre comment il a ainsi pu être vaincu et remédier à cela afin de pouvoir devenir un vrai guérillero. (Voici un avantage supplémentaire de l’anonymat !)

 Pour éviter d’être transformé par la police et les journalistes en terroriste, je crois que le guérillero doit appliquer à la lettre les conseils que je donne dans ma lettre ouverte :

 « Je pense qu’un révolutionnaire (ou un groupe de révolutionnaires) actif [ndd : un(e) guérillero(a)] ne doit jamais se couper des masses. Il doit toujours être un pas en avant d’elles mais jamais plus. Faire les actions que bien des gens font peut se faire mais ne fait pas beaucoup plus avancer les choses. Par contre, il est des actions dont beaucoup de gens rêvent mais n’osent pas faire. Ce sont ces actions-là qu’un révolutionnaire un tant soit peu sérieux doit faire pour montrer l’exemple, pour montrer que c’est possible, pour expliquer comment on les fait. »

 « Par exemple, "La Corse a su préserver ses paysages et ses rivages de l’immobilier sans frein, et ce n’est pas une mince victoire lorsqu’on voit ce qui reste de la Côte d’Azur en France où des Iles Baléares." Si un tel résultat a pu être obtenu, c’est parce que de courageux volontaires ont su courir le risque d’aller poser des bombes qui ne tuèrent ni ne blessèrent jamais personne. Bombes qui détruisirent au fure et à mesure qu’ils se construisaient les complexes hôtelier ou touristiques qui n’étaient pas les bienvenus. Bien sûr, de telles actions furent comprises et approuvées par une grande partie de la population corse. Elles étaient donc justifiées même si l’État français appelait ça du terrorisme ! (D’ailleurs, à ce sujet, les Corses devraient peut-être un peu mieux les expliquer aux habitant de fRANCE métropolitaine). »

 Autre exemple : « L’exécution de Carrero Blanco par l’ETA Basque, il y a environ 25 ans, était justifiée elle aussi. La preuve en est que toutes les villes d’Europe ont fêté ça par d’énormes manifs répétées dont le slogan était toujours le même : "Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeet hop ! Franco ! Plus haut que Carrero !" Slogan qui n’est pas vraiment oublié puisqu’il est couramment repris, en changeant seulement les noms, quand un mouvement de contestation vient de faire "sauter" un ministre et aimerait bien que son supérieur "saute" aussi. »

 « C’est seulement quand une grande partie de la population en arrive à faire elle-même ce que jusque là seuls les révolutionnaires osaient faire, et se met à rêver mieux, que les révolutionnaires doivent faire un pas de plus. »

 « Et même les actions justifiées, quand elles sortent de l’ordinaire, il faut faire très attention à ce que les médias ne puissent pas les présenter de façon à ce qu’elles déplaisent à l’ensemble de la population. Si on n’est pas sûr de soi, je crois qu’il vaut mieux s’abstenir ! Une règle simple permet de déterminer si une action peut être accomplie : Il faut se poser la question : "Si on se fait coincer, malgré toutes les précautions qu’on va prendre, est-ce que nos amis pourront monter un fort mouvement de soutien en notre faveur ?" Si la réponse est oui, l’action peut être faite, sinon il vaut mieux renoncer ! »

 Mais aucune explication théorique ne remplacera des exemples bien précis. Je vais une fois de plus m’en référer à che guevara :

 Il y a deux che guevara ! Celui de Cuba et celui de Bolivie.

 — En Bolivie, le che fut trahi par les Russes, dont il avait dit un ou deux ans auparavant lors d’un discours resté célèbre sous le nom de "discours d’Alger", qu’ils (les Russes) se comportaient avec les pays sous-développés aussi mal que les Américains, et, donc, il fut trahi aussi par le Parti "Communiste" de Bolivie qui, non seulement n’envoya pas les guérilleros promis, mais, de surcroît, ne fit rien pour empêcher la réussite de la propagande journalistique qui faisait passer che guevara pour un terroriste, et même pour un bandit de grand chemin et un assassin ! C’est tout juste si le P"C" bolivien n’en rajouta pas afin d’aider le pouvoir à vaincre le che !

 Il s’en est suivi qu’au lieu d’être au sein de la population bolivienne comme un poisson dans l’eau, le che était obligé de la fuir ou de se cacher d’elle, car la plupart du temps, quand elle le voyait passer, lui et ses amis, elle prenait peur, évitait tout contact avec lui, et le dénonçait immédiatement à la police et à l’armée !

 Quand il a vu ça, le che aurait mieux fait de rentrer à Cuba !

 Mais nous savons tous comment cette triste histoire a fini…

 C’est malheureusement ce mauvais exemple du che que suivent les terroristes !

 Et c’est bien normal, parce que l’admiration envers quelqu’un pousse à l’imiter. Mais, comme il est très difficile d’en comprendre les qualités, c’est plutôt, sans s’en rendre compte bien entendu, en imitant les défauts de la personne aimée qu’on cherche à lui ressembler !

 — À Cuba, c’était l’inverse, che guevara était venu avec Fidel, qui, lui, était déjà très connu et aimé de la population cubaine depuis qu’il avait attaqué avec des amis la caserne de la Moncada, le 26 juillet 1953, date qui donna le nom du Parti de Fidel : le M 26-7.

 Je vous conseille absolument de lire le bouquin de Jean Cormier sur le che, il est très bien ! N’achetez surtout pas celui de Kalfon qui fut ambassadeur de fRANCE en Amérique Latine et qui est donc au service du pouvoir !

 À Cuba, contrairement à ce qui se passait en Bolivie, la population n’avait pas peur de la guérilla, qui en était donc vraiment une, et pas du tout un groupe terroriste ! Quand la population voyait arriver la guérilla chez elle, elle sautait de joie ; elle voyait s’avancer la libération du pays et allait à sa rencontre : de nombreux volontaires venaient remplir les rangs de la guérilla !

 À Cuba, la guérilla était vraiment au sein de la population comme un poisson dans l’eau !

 C’est bien sûr cet exemple-là qui éclaire le chemin de la révolution !

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NOTE 1 de do du 16 septembre 2007 :

ATTENTION :

Ne vous méprenez pas, et ne faites surtout pas les erreurs commises par Action Directe ou les Brigades Rouges ou la Fraction Armée Rouge. Une guérilla des villes telle qu’elle était conçue par ces groupuscules très courageux ne peut JAMAIS réussir en pays industrialisé, comme l’histoire l’a malheureusement prouvé.

Les techniques de Fidel et du che ne peuvent fonctionner QUE dans un pays de paysans, PAS dans un pays industrialisé.

Dans un pays industrialisé, la base de la révolution est la grève générale. L’action armée ne vient qu’ensuite, quand les grévistes eux-mêmes sont capables de la comprendre, même s’ils n’osent pas encore la pratiquer eux-mêmes.

Cette remarque du 16 sept 2007 n’enlève bien sûr rien au fond du message-appel ci-dessus.

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NOTE 2 de do du 16 septembre 2007 :

Terrorisme

À propos des Brigades Rouges, de la Fraction Armée Rouge ou d’Action Directe, pour bien comprendre pourquoi leur façon de faire ne pouvait qu’échouer, vous pouvez aller ici (j’y ai appris énormément de choses !) :

http://members.tripod.com/hlv-vlr

Et tout lire en détail et bien réfléchir.

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NOTE 3 de do du 16 septembre 2007 :

Que celles ou ceux qui auraient peur des révoltés de banlieue, ou qui se croiraient supérieurs à eux, ou que sais-je encore, aillent ici :

- Le combat antiCPE : http://mai68.org/ag/978.htm

- les émeutes de 2005 : http://mai68.org/ag/875.htm

Lire les textes proposés aux pages ci-dessus peut aussi être utile pour essayer de comprendre ces expériences et en tirer diverses choses qui pourraient être utiles dans nos combats actuels et futurs.

N’oublions jamais ceci :

on n’aurait jamais aboli le CPE sans l’alliance entre les révoltés de la petite bourgeoisie des centre-villes et les révoltés des banlieues.

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NOTE 4 de do du 16 septembre 2007 :

À quelqu’un qui me disait que les "voyous" de banlieue n’ont rien de révolutionnaire, et qu’ils ne rêvent que de grosses motos et de grosses bagnoles, j’ai répondu :

Tu sais, quand j’étais plus jeune, j’avais une Simca 1000 Rallye 1. Et j’aimais bien conduire comme un fou…

Et ça ne m’a jamais empêché de faire la révolution. D’ailleurs, parfois, ça peut servir de savoir conduire…

Révolutionnaires ? souvent, les gosses de banlieue le sont beaucoup plus que bien des gens du centre-ville. Leurs célèbres émeutes l’ont mainte fois prouvé.

Mais, puisque le fait qu’ils aiment certaines marchandises te dérange, tu pourrais peut-être lire "De la misère en milieu étudiant" ici :

http://library.nothingness.org/articles/SI/fr/display/12

Ou là :

http://infokiosques.net/spip.php?article14

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NOTE 5 de do du 16 septembre 2007 :

L’on m’a aussi dit : « Je me souviens d’une certaine manif anti CPE, avec une arrivée aux Invalides, et là j’ai vu des bandes de banlieues frapper les militants syndicalistes ». Et j’ai répondu :

Tu te souviens mal ou plutôt tu n’as qu’une interprêtation extrêmement partielle de ce qu’il s’est passé ce jour-là. Tu répètes ce que la télé t’en a dit.

Tu devrais lire ceci :

IL Y A CASSEURS ET CASSEURS :

http://mai68.org/ag/948.htm

Et surtout lire mes COMMENTAIRES SUR LES "CASSEURS DE MANIFESTANTS" :

http://mai68.org/ag/989.htm

Où tout est expliqué correctement.

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NOTE 6 de do du 16 septembre 2007 :

Quelqu’un m’ayant dit que ma proposition relevait du phantasme et qu’elle était irréalisable, je lui ai répondu :

Souviens-toi de la grande alliance entre les Creeps et les Bloods lors des émeutes de Los Angeles en 1992 !

Et puis…

Tu crois que les Black Panthers s’étaient constitués comment ?

Ce qui a été fait avec succès ailleurs en d’autres temps peut se refaire ici et maintenant en mieux.

C’est justement par le "divisé pour mieux régner" que la police américaine a détruit les Black Panthers :

J’ai vu à la télé, il y a une quinzaine d’années, un ancien des Black Panthers expliquer que les "chefs" de ce mouvement s’étaient mis à recevoir des lettres d’insultes provenant apparemment d’autres "chefs" du même mouvement. C’est pourquoi ils se sont engueulés entre eux et se sont même tirés dessus. C’est ainsi que s’est terminé le mouvement Black Panther. Et les actuelles bandes de "voyous" noirs de Harlem et d’ailleurs sont ce qui reste, en très dégradé, des anciens Black Panthers.

Bien à toi,
do
http://mai68.org

Post-scriptum  : c’est quand c’était trop tard que les Black Panthers se sont rendus compte que les lettres d’insultes (et de fausses accusations) avaient été en réalité envoyées par la police !

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NOTE 7 de do du 16 septembre 2007 :

Une personne prétendant qu’il faudrait envoyer des militants en banlieue pour politiser les jeunes, j’ai dit :

Il ne faut pas prendre les gosses de banlieue pour des imbéciles. Sans eux, on n’aurait jamais réussi à abolir le CPE, et c’est tout de même eux qui ont fait les belles émeutes de 2005 !

Après cela tu dis qu’ils ne sont pas "politisés" ?

Attention, l’alliance entre les révoltés de la petite-bourgeoisie des centre-billes et les révoltés de banlieue ne sera pas possible si les premiers font des complexes de supériorité par rapport aux autres. Heureusement ce n’est pas toujours le cas. Pour le prouver regardez ceci :

5h de Rage urbaine à la manif du 28 mars 2006 : http://mai68.org/ag/956.htm

Et pour bien voir la motivation, c’est à dire la "politisation", des "voyous" de banlieue :

GUERRE CIVILE À BORDEAUX : http://mai68.org/ag/964.htm

Si tu lisais le livre de René Vienet « Enragés et situationnistes dans le mouvement des occupations » (chez Gallimard), tu saurais que lors de la fameuse nuit des barricades du 10 au 11 mai 1968, nuit qui a décidé de la suite du mouvement en le radicalisant à fond par sa violence révolutionnaire, la moitié des guérillero(a)s qui tenaient les barricades étaient des "blousons noirs politisés" venus de la banlieue.

D’ailleurs, la plus belle façon de prouver que les militants sont nuls à côté des "voyous" de banlieue, c’est de regarder comment les militants ont réagi lorsque les émeutiers de banlieue ont très violemment cassé la gueule à un journaliste lors du mouvement "AntiCPE" (C’est passé en boucle sur toutes les chaines de télé.)

Les militants ont fermé leur gueule, alors que cela faisait pourtant des semaines qu’ils cherchaient à neutraliser la propagande du pouvoir faite par les journaputes.

Les banlieusards leur ont fort justement montré par l’exemple comment l’on pouvait faire une critique radicale du journalisme.

Et les "voyous" de banlieue sont venus dans les centre-ville pour donner cette leçon aux petits-bourgeois révoltés mais trop pudiques à cause de leur origine sociale.

Les émeutiers de banlieue n’ont de leçon à recevoir de personne.

Ils veulent bien de l’aide mais pas de leçons !

En fait…

À propos de cette leçon donnée aux militants par les banlieusards…

Les émeutiers de banlieue ont très probablement cassé la gueule à ce journaliste parce qu’il l’avait mérité et pas pour donner une leçon aux militants.

C’est par provo que j’ai présenté ça comme ça

Quoique… sait-on jamais …

Vu que les militants, avec leurs grands airs de supériorité, prennent toujours les "voyous" de banlieue pour des cons …

Les banlieusards ont peut être aussi voulu leur montrer, à ces militants qui se croient toujours supérieurs …

Y’a peut-être un peu des deux !

Mais, justement, comme les militants sont des cons, ils ont rien compris, ils ont eu peur et, au lieu de soutenir au moins théoriquement les émeutiers de banlieue sur ce coup-là, ils ont fermé leur gueule quand ils n’ont pas carrément désapprouvé.

Tous mes espoirs sont dans la banlieue !

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NOTE 8 de do du 16 septembre 2007 :

À une autre personne, j’ai répondu :

Je suis heureux de te voir dire à propos des banlieusards : « conscience de classe déja existante : rien qu’à voir les huissiers se prendre des caillasses quand ils veulent expulser une famille, ou la solidarité des familles avec les émeutiers… »

Par conséquent, les banlieusards sont DÉJÀ "politisés", et probablement bien plus que la plupart des petits-bourgeois des centre-villes !

Les militants n’ont donc pas besoin de se sentir supérieurs aux révoltés de banlieue et de vouloir les "politiser", c’est-à-dire les "éduquer" (ou pire : les récupérer, leur vendre des cartes de partis ou de syndicats ; ce qui, d’ailleurs, neutraliserait leur révolte !) car les banlieusards savent dans quelle société ils vivent certainement bien mieux que beaucoup de militants. Cela est prouvé par leur motivation que tu as su si bien décrite dans ta phrase citée ci-dessus.

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NOTE 9 de do du 16 septembre 2007 :

J’ai aussi dû répondre :

Si tu veux comprendre pourquoi les gosses de banlieue s’en prennent aux écoles (émeutes de 2005) tu n’as qu’à te rappeler la contine enfantine :

« Les cahiers au feu, et les maîtres au beau milieu ! »

Nous l’avons chanté, ils l’ont fait !

Pour une étude plus complète :

http://mai68.org/ag/875.htm

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NOTE 10 de do du 16 septembre 2007 :

À propos des autos brûlées par des émeutiers de banlieue en 2005, quelqu’un m’a dit : « Je n’ai pas le culte de la bagnole ; mais, s’il fallait une chose pour casser la solidarité du peuple avec les émeutiers, y’avait pas mieux… » j’ai alors répondu :

Sérieux, tu crois que les révoltés de banlieue ont brûlé des voitures au hasard ? Ils ont brûlé celles dont ils savaient qu’elles appartenaient à des salauds, des racistes etc.

Et si ça s’est arrêté, c’est en grande partie parce qu’ils n’avaient plus de voitures à brûler !

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NOTE 11 de do du 16 septembre 2007 :

À propos du fait que Sarkozy est ultra-sioniste (cliquable), il faut noter ceci :

La visite-provocation d’Ariel Sharon sur l’esplanade des mosquées en l’an 2000 (cliquable), destinée à provoquer une révolte des Palestiniens (elle fut énormément plus grande que prévue, et on la nomma "la deuxième intifada"), a été imitée par Sarkozy en banlieue précisément le jour où il prononça le mot "racaille".

Sarko voulait provoquer une toute petite révolte de banlieue pour pouvoir frimer : il pensait la mater vite fait bien fait et ensuite faire le malin à la télé…

Mais, après avoir semé le vent, il a récolté la tempête ; et ça, il ne l’avait pas prévu, parce qu’il ignorait jusqu’où allait le ras-le-bol général, parce qu’il ignorait tout simplement que, parfois, il suffit d’une étincelle pour mettre le feu à TOUTE la prairie !

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