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Les Rothschild sont les grands maîtres du sionisme

lundi 27 février 2017 (Date de rédaction antérieure : 6 octobre 2010).

C’est à Lord Rothschild que fut adressée en 1917 la déclaration Balfour sur la création d’un foyer national juif en Palestine.

http://www.monde-diplomatique.fr/ca…

2 novembre 1917

Cher Lord Rothschild,

J’ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l’adresse des aspirations sionistes, déclaration soumise au cabinet et approuvée par lui.

« Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays. »

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste.

Arthur James Balfour

3 Messages de forum

  • C’est bien normal que ce soit à Lord Rothschild qu’ait été adressée cette promesse anglaise de fonder un "foyer national juif" en Palestine, puisque Rothschild et sa banque finançaient le sionisme, l’achat de terres en Palestine, et le déplacement (je n’ai pas dit la déportation) de juifs dans ce pays depuis la fin du XIX° siècle.

    Comme la famille Rothschild est ashkénaze, il n’est pas étonnant que ce soient essentiellement les Ashkénazes qui aient le pouvoir en Israël.

    Rappelons-nous aussi que la dette de la France est due à la loi Rothschild de 1973 :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article1245

  • Un mémo à la British Commission of Palestine révèle que la fameuse Déclaration Balfour (du nom du ministre britannique des affaires étrangères) promettant la Palestine aux juifs (à Lionel Rothschild) servit en fait à convaincre les Juifs américains de pousser les États-Unis dans la guerre de 1914-17.

  • La Déclaration Balfour par Herodote

    http://www.herodote.net/2_novembre_…

    2 novembre 1917
    La Déclaration Balfour

    Le 2 novembre 1917, en pleine guerre mondiale, le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Balfour, publie une lettre où il indique que son gouvernement est disposé à créer en Palestine un « foyer national juif ».

    Cette lettre ouverte n’a pour les Anglais d’autre intérêt que de rassurer les juifs américains, plus portés à soutenir les Puissances centrales qu’une alliance où figure la Russie au passé lourdement antisémite. Mais elle va légitimer trente ans plus tard la création de l’État d’Israël.

    Adressée au baron de Rothschild, la lettre a été en fait rédigée en étroite concertation avec ce dernier, qui préside l’antenne anglaise du mouvement sioniste, promoteur de l’installation des juifs en Palestine.

    Les juifs dans la Grande Guerre

    Au début de la Grande Guerre, les juifs combattent loyalement dans les armées de leur pays respectif. Toutefois, ceux qui vivent aux États-Unis, pays neutre, ne cachent pas leur sympathie pour les puissances centrales, l’Allemagne et l’Autriche, plus tolérantes que la Russie et même la France à l’égard du judaïsme !

    À mesure que l’Europe s’enfonce dans la guerre, chaque camp tente de rallier un maximum de soutiens, au prix parfois de tractations secrètes que la morale réprouve. Il en va ainsi du traité secret de Londres avec l’Italie.

    En 1916, les Français et les Anglais concluent les accords secrets Sykes-Picot, du nom de leurs signataires, en vue de se partager les futures dépouilles de l’empire turc, allié des puissances centrales, notamment la Syrie, la Palestine et l’Irak. Dans le même temps, les Britanniques n’ont pas de scrupule à promettre au chérif Hussein qui gouverne La Mecque tous les territoires arabes sous occupation turque…. y compris Palestine et Syrie. Le colonel T.E. Lawrence, animé par son amour de l’Orient arabe, fait son possible pour mettre en oeuvre cette promesse. Il y gagne le surnom de « Lawrence d’Arabie ».

    Le summum de l’hypocrisie est atteint avec la déclaration Balfour destinée à rallier les communautés juives en leur promettant de façon vague, non pas un État mais un « foyer national juif » en Palestine.

    Six semaines plus tard, le 9 décembre 1917, le général britannique Robert Allenby entre à Jérusalem sans coup férir. Son armée, venue d’Égypte, compte trois bataillons juifs. C’en est donc fini d’onze siècles de domination musulmane sur la Ville sainte, arabe puis turque (mis à part l’intermède croisé).

    Les malentendus de la paix

    Avec la fin de la Grande Guerre, les Alliés ont, comme prévu, le plus grand mal à concilier leurs promesses aux uns et aux autres. La Société des Nations (SDN), à peine née, reconnaît la déclaration Balfour. Elle fait de la création d’un « foyer national juif » en Palestine l’un des principaux objectifs du mandat confié aux Britanniques.

    Fayçal, fils du défunt chérif de La Mecque et compagnon d’armes de T.E. Lawrence, ne voit pas d’inconvénient à une cohabitation des Palestiniens avec les colons juifs. Il signe dans ce sens un accord avec le représentant des sionistes, Chaïm Weizmann, le 3 janvier 1919 à Akaba. Mais il exige en parallèle que soit reconnue sa souveraineté sur le monde arabe.

    Fayçal, comme tous les nationalistes arabes, rêve de reconstituer un empire arabe dont la capitale serait Damas ou à tout le moins d’une « Grande Syrie ». Il réunirait le Proche-Orient, de la Méditerranée à l’Euphrate. Ce rêve se volatilise lorsque la France chasse Fayçal de Damas et met la main sur la Syrie et le Mont Liban, conformément aux accords Sykes-Picot. Fayçal doit se contenter du trône d’Irak, sous la tutelle britannique.

    Dans l’ancienne province ottomane de Palestine germe alors l’idée d’une nation palestinienne.

    Les Arabes commencent à s’en prendre aux implantations juives mais ils ne pourront empêcher la fondation de l’État d’Israël le 14 mai 1948. Le conflit entre l’état hébreu et ses voisins arabes ne semble pas près de cesser 80 ans après.

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