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Présidentielles - 2 mars 2017 - Y a-t-il un complot contre Fillon ? Et si oui, par qui ?

jeudi 2 mars 2017, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 2 mars 2017).

Fillon : « Je ne me victimise pas. Je constate, comme beaucoup de juristes, que je fais l’objet d’un traitement singulier de la part de la justice. Comme s’il fallait à tout prix m’abattre. »

Note de do :

Il n’est certainement pas impossible qu’il y ait une "conspiration" contre Fillon. Certes ce qu’on lui reproche est grave, mais c’est vieux ; et, jusque là, tout le monde s’en foutait tant que Fillon faisait pas chier. Mais il s’est mis en tête de devenir président de la république, alors que la classe dominante française nous présentait depuis des années à la télé Alain Juppé comme le futur président. En écoutant la télé, "ils" étaient sûrs d’eux : Juppé serait le futur président !

C’était sans compter sur le réveil du Vatican et des curés français, qui se sont subitement rendus compte que Fillon était catholique et qu’il était contre l’avortement. C’était le candidat idéal du Vatican. Les curés ont donc incité leurs ouailles à aller voter Fillon à la primaire de droite. C’est pourquoi il y a eu deux millions de voix qui se sont exprimées en plus de ce qui avait été prévu. Deux millions de catholiques pratiquants qui ont suivi la consigne de leurs curés et qui se sont déplacés à la primaire pour voter Fillon. Et, surprise totale pour les journalistes et autres portes-paroles de la classe dominante : C’est pas Juppé qui a été désigné pour représenter la droite aux présidentielles, mais Fillon !

À gauche, on a bien rigolé, c’était le candidat idéal pour que le PS ait la possibilité de retourner à la présidence de la république. Donc, s’il y a complot contre Fillon, c’est certainement pas le gouvernement PS qui est derrière, mais le grand capital français qui veut son Juppé. "Ils" connaissaient ces vieilles histoires d’emplois fictifs que l’on pouvait reprocher à Fillon, et ils les ont ressorties dans l’espoir que Fillon se retire et que Juppé soit, comme prévu, le candidat de la droite.


Pressions de toutes parts sur Fillon, qui "se bat"

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN16912R?sp=true

Jeudi 2 mars 2017 11h08

François Fillon
Photo prise le 24 février 2017
REUTERS/Christian Hartmann

PARIS (Reuters) - Pour ou contre le maintien de François Fillon dans la course à l’Elysée : le débat s’est amplifié jeudi à droite comme à gauche, au lendemain de la décision du candidat de poursuivre sa campagne malgré une probable mise en examen.

Alors que les centristes de l’UDI ont suspendu leur soutien, des Républicains comme Pierre Lellouche, proche de Nicolas Sarkozy, ont exprimé leurs doutes sur "le mode de défense" du candidat. Le député "sarkozyste" Georges Fenech est allé plus loin en invitant les élus à parrainer Alain Juppé, à l’image du sénateur LR Jean-Pierre Grand, ex-soutien du maire de Bordeaux.

Dénonçant un "assassinat" politique, François Fillon a affirmé mercredi qu’il restait candidat malgré une convocation par les juges, le 15 mars, dans l’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs impliquant sa famille.

"Abandonner la course pour un pilote, ce n’est pas naturel", plaide le candidat, amateur de course automobile, dans un entretien au Midi Libre publié en prélude à une journée de campagne dans le Gard, qui se conclura par un meeting à Nîmes.

"Je ne me victimise pas. Je constate, comme beaucoup de juristes, que je fais l’objet d’un traitement singulier de la part de la justice. Comme s’il fallait à tout prix m’abattre", dit-il. "J’assume mes responsabilités. Et je me bats".

Une bataille menée en famille, avec son épouse Penelope, impliquée dans l’affaire. "Cette décision de continuer le combat, nous l’avons prise ensemble. Nous affronterons l’adversité ensemble, comme nous l’avons toujours fait", explique François Fillon.

"CHUTE IMMINENTE"

Selon un sondage "flash présidentielle" Harris Interactive pour RMC et Atlantico publié ce jeudi, de moins en moins de Français souhaitent que François Fillon demeure candidat à l’élection présidentielle : seulement 25% des personnes interrogées, contre 35% il y a un mois.

Au coeur d’une droite fissurée, les lieutenants de François Fillon ont décrit jeudi un candidat "résistant" confronté à une "attaque politique", voire "une machination".

"C’est une attaque politique, dès le départ le traitement dont fait l’objet François Fillon est inéquitable, il n’est pas neutre", a estimé le député Eric Ciotti sur France 2. "J’appelle notre famille politique à faire bloc derrière François Fillon.

Sur RMC et BFM TV, Jérôme Chartier a parlé de "machination". Bruno Retailleau a décrit sur RTL "un combattant, un résistant" qui refuse "que le peuple de France, notre électorat de droite et du centre se fasse confisquer l’élection présidentielle".

"Il n’y a pas de plan B car la famille politique se déchirerait", a-t-il estimé.

Ce n’est pas l’avis du député du Rhône Georges Fenech, qui voit un recours en Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire de la droite et du centre.

"Je suis malheureusement convaincu de la chute imminente de François Fillon", a-t-il déclaré sur franceinfo, invitant tous les "élus responsables" à adresser au Conseil constitutionnel leurs parrainages en faveur du maire de Bordeaux.

"Il me semble être le seul aujourd’hui, par son expérience, à pouvoir reprendre le flambeau", a-t-il estimé.

La date-limite pour le dépôt des parrainages est fixée au 17 mars, soit deux jours après la convocation de François Fillon.

Pierre Lellouche, qui s’est interrogé mercredi sur un report de l’élection présidentielle, a fait part de ses doutes.

"J’ai dit devant le groupe que son mode de défense ne fonctionnait pas", a-t-il dit sur franceinfo. "Ce n’est pas un report que je souhaite, c’est une solution et je me pose la question de savoir si quelqu’un qui est mis en examen peut être le garant de l’indépendance de la justice ?"

"IL N’Y A PAS DE COMPLOT"

A gauche, Arnaud Montebourg juge qu’il serait "sain pour la démocratie" que les Républicains désignent un autre candidat.

"Beaucoup de gens de droite, sincèrement écoeurés, sont en train de se diriger vers [la présidente du Front national Marine] Le Pen", a dit l’ex-ministre sur Europe 1. Les Républicains "peuvent décider de choisir un autre candidat, s’ils n’en sont pas capables, c’est inquiétant."

En meeting à Brest mercredi soir, le candidat socialiste Benoît Hamon a jugé intenable la position de François Fillon : "Quiconque met en cause la justice comme il l’a fait est indigne de la fonction de président de la République", a-t-il dit.

Dans Le Parisien, Emmanuel Macron se prononce quant à lui contre l’idée d’une trêve judiciaire "car nous avons besoin d’un Etat de droit qui fonctionne en permanence".

"Quand les faits nécessitent des poursuites judiciaires, elles doivent se dérouler normalement même s’il y a une campagne", ajoute la candidat d’"En marche !".

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, s’est élevé contre les accusations de "complot" relayées par l’opposition.

"Il n’y a pas de complot. Il y a des faits qui sont reprochés", a-t-il déclaré sur CNEWS. "Le gouvernement n’est pour rien du tout dans les turpitudes de M. Fillon".

Il a affirmé que la sécurité serait assurée dimanche lors de la manifestation en soutien à François Fillon prévue place du Trocadéro, à Paris.

(Elizabeth Pineau, édité par Sophie Louet)

2 Messages de forum

  • C est encore une belle pièce de théâtre cette élection : Toutes ces cartes qui concernent Fillion et LePen sont connues depuis des lustres : Mais on attend le bon moment pour les utiliser. Comme vous l avez surement remarqué c est Macron le chouchou des puissants, 1-Il faudrait affaiblir la droite traditionnelle 2-Sortir la carte Méchant loup de LePen pour nous faire voter le moins pire et faire les petits calculs à la con pour voir qui aura plus de chance pour vaincre le FN. tout calcul fait ( merci les sondages) il faudrait donner des voix à Macron… 3-La gauche divisée entre une ’gauche libérale’ proche de Macron , le mouvement FI et l ’extrême gauche ’

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